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:: samedi, le 12 mars 2005
Ziguélé Martin, candidat n°6, MLPC.

BIO-EXPRESS
Date et Lieu de Naissance : 12 février 1957 à Paoua (République Centrafricaine) Grade et Position actuelle : Inspecteur Principal des Impôts, en détachement auprès de la compagnie commune des réassurances des Etats membres de la CICARE à Lomé (Togo) Fonctions actuelles : Chef de division des réassurances vie (toutes zones géographiques), cumulativement avec les fonctions de souscripteur des réassurances IARD pour les affaires hors d'Afrique (Europe, Asie et Moyen-Orient) Situation Familiale : Marié 6 enfants Situation militaire : Service militairre accompli classe 79/01 Matricule 1030 Formations-Diplômes obtenus 1976-1978 : diplômes d'Etudes Supérieures d'Assurances (D.E.S.A) de l'Institut Internationale des Assurances de Yaoundé (Cameroun) 1975-1977 et 1981-1982 : Licence de lettres anglaises (faculté des lettres et sciences humaines de l'université de Bangui - RCA) 1975 : Baccalauréat Série A3 (Lycée d'Etat des Rapides Bangui - RCA) 1972 : Brevet d'Etudes du Premier Cycle BEPC Petit Seminaire de Bossangoa 1968 : Certificat d'Etudes Primaires et Elémentaires CEPE Ecole Sous-Préfectorale de Paoua. Stages professionnels Janvier 1998 : Stage en crédit caution et risques à l'exportation auprès de LBN Paris (france) et cotunace à Tunis (Tunisie) Juin 1995 : Stage à la caisse Centrale de Réassurance de Paris (France) Juillet 1992 : Participant au séminaire ALIS (Advanced Life Insurance Seminar) organisé par la Munich-Re (Allemagne) Avril-Mai 1984 : Stage à la Compagnie Nord Africaine et Internationale d'Assurances (CNIA) à Casablanca (Maroc) et à la Munich-Re (Allema gne et au Bureau de Paris) Juillet 1981 : Stage au cabinet de courtage de Réassurance Golding Stewart Wrightson à Londres Expérinece professionnelle Juillet 2000-Avril 2001 : Directeur Nationale de la BEAC pour la RCA Janvier 1996-juillet 2000 : Chef de division vie à la CICARE cumulativement avec les fonctions de souscripteur de réassurance IARD pour les affaires non-africaines (Europe, Asie et Moyen-Orient) Sept. 1988 - Décembre 1995 : Souscripteur du Directeur Général, puis Chef de différents services à l'Entreprise d'Etat d'Assurances et de Réassurances SIRIRI Bangui- RCA 15 juillet - 30 Octobre 1978 : cadre à la Direction du contrôle des Assurances au Ministère des Finances à Bangui (RCA)
PROFESSION DE FOI
Martin Ziguélé : Mon Contrat de Confiance avec le Peuple centrafricain
Les prochaines échéances électorales de mars 2005 constituent un rendez-vous historique pour le peuple Centrafricain qui doit par son vote, inaugurer le retour à la démocratie.
Pour les filles et fils de Centrafrique, il s'agira de faire un choix. Choisir entre la démocratie synonyme d'un avenir meilleur ou continuer à vivre dans la misère et la peur sous l'actuel régime militaire.
Il appartiendra à chacun de nous de prendre ses responsabilités pour reconquérir par le biais des urnes, notre liberté afin d'accéder au progrès et au développement de notre cher et beau pays.
Le coup d'arrêt porté à notre jeune démocratie le 15 mars 2003, cyniquement et curieusement qualifié de « révolution populaire », de « sursaut patriotique » ou encore de « début d'une ère nouvelle », par des prétendus patriotes démocrates est loin d'apporter des solutions justes et durables aux graves problèmes que connaît notre pays depuis plus d'une trentaine d'années. Loin de proposer un projet de développement porteur d'espérance, cette « révolution » en réalité machiavélique n'a fait que plonger notre pays dans l'abîme total. Les conditions d'existence du peuple centrafricain sont devenues de plus en plus précaires.
L'Etat de droit qu'il a arraché de haute lutte et patiemment construit, au prix de mille et un sacrifices, a cédé la place à un processus totalitaire, à la perte de la souveraineté nationale et de notre crédibilité sur le plan international.
Pour sortir de ce cercle vicieux, le peuple Centrafricain a besoin d'un homme d'Etat ayant un sens élevé de l'intérêt supérieur de l'Etat, dont l'expérience dans la gestion de la chose publique pourra être capitalisée au profit de notre Nation.
En ayant encore en mémoire les courageuses et salutaires réformes que j'avais entreprises pendant que je conduisais le gouvernement de 2001 à 2003, plusieurs compatriotes aussi bien de l'est à l'ouest que du nord au sud m'ont invité à poursuivre dans l'unité et la concorde l'œuvre de reconstruction de notre pays, seul ciment d'une véritable réconciliation nationale.
Après mûres réflexions, j'ai finalement décidé de répondre à ces sollicitations pour qu'ensemble dans un élan de solidarité, nous puissions trouver, dans le cadre d'une concertation permanente, les solutions appropriées à nos problèmes et ce sur la base de la confiance sans laquelle aucune œuvre n'est possible.
MES PRINCIPAUX ENGAGEMENTS En sollicitant la confiance de mes compatriotes à travers ce « contrat de confiance » que je leur soumets, voici ce que je propose de réaliser autour de douze principaux engagements :
I - LA RECONCILIATION NATIONALE ET LE RETOUR DE LA CONFIANCE ¨ Ramener la paix sociale durant mon mandat ;
¨ Favoriser enfin l'exercice d'une démocratie participative ;
¨ Remettre sur pied une administration apte à relever le défi du développement, dépolitisée et détribalisée, sur les seules bases de compétence, d'honnêteté et de loyauté envers la nation ;
¨ Tout mettre en œuvre pour assurer une véritable cohésion nationale et donc une réconciliation nationale véritable entre tous les Centrafricains, afin de vivre ensemble et en paix sur la terre de nos ancêtres.
¨ Maintenir un dialogue permanent entre les forces vives de la nation, les partis politiques, les confessions religieuses, les Organisations Non Gouvernementales (ONG) et la société civile dans son ensemble, avec pour seul objectif le souci d'assurer une bonne gouvernance ;
¨ Mettre en place un gouvernement de réconciliation et de sauvegarde nationale, dirigé par un Premier Ministre compétent, volontariste et honnête. Ce gouvernement sera composé de ministres compétents, responsables et dévoués à la seule cause du pays, issus des différentes régions du pays et donc respectant l'équilibre géopolitique ;
¨ Assurer la liberté de presse, la liberté syndicale et les libertés individuelles ;
¨ Assurer la séparation effective des pouvoirs, entre l'exécutif, le législatif et le judiciaire.
II - LA SECURITE ET LA REFORME DE L'ARMEE Assurer la protection des personnes et des biens :
¨ Vaincre l'insécurité devenue chronique dans notre pays ;
¨ Créer une armée de métier, forte et véritablement républicaine ;
¨ Engager résolument des actions visant à interdire toute circulation ou toute utilisation illégale d'armes de guerre par toute personne autre que les forces de l'ordre. Le processus de désarmement sera mis en route avec le cas échéant l'aide spécialisée des partenaires bilatéraux et multilatéraux ;
¨ Rendre effective la sécurité des biens et de chaque Centrafricain sur toute l'étendue du territoire national en mobilisant les fils du pays et les moyens matériels nécessaires.
III - LE RESEAU ROUTIER ET LE DESENCLAVEMENT DE NOTRE PAYS ¨ Remettre en bon état les routes et les ponts sur l'ensemble du territoire national afin de faciliter la circulation entre nos différentes régions et provinces ;
¨ Réaliser le désenclavement intérieur et extérieur : construire des infrastructures de base adéquates afin de pallier les problèmes de distribution d'eau, d'électricité et de communication (routes, téléphonie, moyens de locomotion et plan cadastral).
¨ Développer les grandes routes nationales (N1, N2, N3, etc.) et axes transversaux à travers le pays.
IV - L' ECONOMIE, L' EMPLOI ET LA LUTTE CONTRE LA PAUVRETE ¨ Construire une économie nationale digne de ce nom, en luttant contre les fraudes, les détournements des deniers publics et la corruption, par la création d'un Observatoire national de la bonne gouvernance ;
¨ Créer un organe indépendant de suivi et d'évaluation des Projets de développement ;
¨ Créer les conditions favorables pour attirer les investissements.
¨ Gérer de manière responsable et transparente les richesses naturelles du pays (bois, diamants, or etc.) ;
¨ Rétablir un climat de confiance entre la RCA et les institutions financières de Bretton Woods (Banque Mondiale et FMI) ;
¨ Contrôler de la base au sommet, les recettes de l'Etat ;
¨ Créer un état d'esprit collectif favorable aux PME-PMI ;
¨ Redonner à la Poste son vrai rôle de messager ;
¨ Favoriser l'émergence et l'épanouissement des entrepreneurs nationaux et favoriser la création d'une économie mixte ;
¨ Encadrer et soutenir les activités économiques informelles et surtout celles tenues par les femmes, mais aussi l'artisanat ;
¨ Promouvoir l'accroissement de l'épargne tant privée que publique, et développer la micro finance ;
¨ Améliorer le revenu national et le cadre juridique de l'activité économique ;
¨ Développer le tourisme par la valorisation du patrimoine naturel et par la lutte contre l'insécurité ;
¨ Assurer le paiement régulier des salaires, bourses et pensions avec les ressources propres de la nation.
V - L' AGRICULTURE ET LE DEVELOPPEMENT RURAL Réaliser l'accroissement de la production agro-pastorale par :
¨ La nécessaire restructuration des institutions d'encadrement technique des activités agricoles et d'élevage ;
¨ L'actualisation des données du plan directeur agricole afin de mettre un accent particulier sur la relance des cultures traditionnelles (coton, café) ainsi que la promotion de nouvelles filières porteuses ;
¨ La relance de la traction animale c'est à dire la culture attelée ;
¨ Le développement de l'hydraulique villageoise en vue de la maîtrise de l'eau à faible coût ;
¨ La promotion des industries agro-alimentaires comme base du développement socio- économique national ;
¨ Le financement des activités agricoles par la mise en œuvre d'une politique de crédit agricole ;
¨ La mise en œuvre d'une politique incitative à l'égard des producteurs par la réduction du coût des intrants et des outils agricoles ;
¨ Le développement de la recherche agronomique afin de promouvoir le secteur.
VI - L' EDUCATION NATIONALE, L' ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, LA RECHERCHE ET LA FORMATION SOCIO-PROFESSIONNELLE Réformer notre système éducatif par :
¨ Une formation professionnelle spécialisée pour fournir une main-d'œuvre et des techniciens compétents dans tous les domaines de l'économie nationale, outre l'éducation générale avec l'alphabétisation fonctionnelle ;
¨ La formation de notre jeunesse aux métiers de l'avenir et les préparer à relever les grands défis du développement, en cette ère de mondialisation ;
¨ La lutte contre l'illettrisme en créant des zones d'alphabétisation dans les localités où il manque de structures scolaires ;
¨ La promotion de la scolarisation des jeunes filles ;
¨ La réhabilitation des bâtiments, de la bibliothèque et des restaurants universitaires ;
¨ Le soutien à l'enseignement supérieur et la recherche en leur octroyant des subventions spécifiques ;
¨ La facilitation des échanges avec les universités africaines et celles des autres pays afin d'offrir à l'enseignement supérieur une ouverture réelle vers le monde extérieur ;
¨ La mise en œuvre d'une politique incitative aux métiers d'enseignants ainsi que la revalorisation de la fonction enseignante ;
¨ La révision du contenu des programmes scolaires afin de les adapter aux réalités du pays ;
¨ Le retour dans les établissements scolaires des tests d'orientation et des corps de conseillers d'orientation ;
¨ La création d'un fond spécial de développement de l'éducation nationale avec comme principal objectif, l'accès du plus grand nombre de la population à l'instruction ;
¨ La mise en œuvre de mécanisme rigoureux pour éradiquer la corruption et les pratiques d'avancement dans les établissements scolaires ;
¨ La promotion des écoles communautaires ;
¨ La promotion des centres éducatifs spécialisés pour les personnes handicapées (sourds, muets…) de même que celle de la formation des éducateurs spécialisés ;
¨ Le développement des filières scientifiques et techniques et surtout de l'enseignement professionnel.
VII - LES NOUVELLES TECHNIQUES DE COMMUNICATION Notre pays doit s'ouvrir à d'autres nations par le biais des moyens de communication modernes. En ce sens il sera mis un accent particulier pour développer les nouvelles technologies de l'information et de communication (NTIC) et redynamiser les télécommunications pour permettre aux opérateurs économiques et aux usagers de communiquer plus facilement.
VIII - L' ENVIRONNEMENT ET LE DEVELOPPEMENT DURABLE La protection de l'environnement constitue pour moi un domaine vital. Au moment où le réchauffement climatique est une préoccupation majeure, de même que le problème d'eau dans les années à venir, il s'agira de sensibiliser la population et d'appliquer une politique raisonnée d'exploitation de nos essences forestières.
IX - LA SANTE, LA FAMILLE ET LA SOLIDARITE Moderniser le système sanitaire et intensifier la lutte contre les grandes pandémies tels que le paludisme et le VIH/SIDA et prendre de nouvelles mesures en faveur de la famille et les personnes handicapées par :
¨ La réhabilitation de nos structures sanitaires et lutter contre les grandes pandémies dont le paludisme et le VIH/SIDA par la facilitation de l'accès aux soins appropriés ;
¨ Le soutien aux veuves et les orphelins ;
¨ La mise en place, dans le cadre de la protection de la mère et de l'enfant, d'une véritable politique de suivi des grossesses et des naissances afin de réduire le taux de mortalité néonatale et maternelle ;
¨ La réhabilitation et la construction des hôpitaux, des dispensaires et autres centres de soins à travers le pays de façon à rendre les soins accessibles à toutes et à tous ;
¨ Le renouvellement des équipements sanitaires ;
¨ L'intensification des efforts afin de satisfaire le besoin en personnel de santé dans toutes les préfectures ;
¨ Le développement des soins de santé primaire et des programmes de santé de reproduction ;
¨ La révision de la politique tarifaire des actes médicaux afin de faciliter l'accessibilité de tous aux services de santé ;
¨ La gratuité des soins pour les indigents, les handicapés, les élèves et étudiants ;
¨ L'institution des hôpitaux ambulants capables de sillonner en toutes saisons nos villages les plus reculés ;
¨ La gratuité des vaccinations en faveur des nourrissons ;
¨ L'élaboration d'une législation à l'encontre des personnes infectées par le VIH qui contaminent volontairement leurs partenaires ;
¨ Une meilleure gestion des déchets biomédicaux afin d'éviter les contaminations ;
¨ La diffusion et l'application des instruments juridiques nationaux et internationaux en faveur de l'épanouissement de la femme (code de la famille, convention sur l'élimination de toute forme de discrimination à l'égard des femmes…) ;
¨ La création d'un observatoire des enfants de la rue afin d'étudier et mieux maîtriser le phénomène ;
¨ La mobilisation des ressources nécessaires à la redynamisation de l'Organisation Nationale des Personnes Handicapées (ONAPHA) afin de parvenir à une meilleure prise en charge de cette catégorie de la population.
X - LA JEUNESSE, LE SPORT, L' ART ET LA CULTURE ¨ La création des centres de formation sportive de haut niveau capables de représenter dignement la RCA dans les compétitions internationales ;
¨ Le soutien des rencontres sportives tant au niveau international, qu'au niveau sous régional et au niveau national ;
¨ L'aide aux groupes culturels à faire connaître au niveau mondial nos richesses et spécificités culturelles tout en participant à l'œuvre de la réconciliation nationale.
¨ L'organisation des assises de la transformation sociale ;
¨ La mise en place d'un conseil national de lutte contre l'exclusion sociale et la pauvreté ;
¨ La création d'un fonds d'insertion des jeunes ;
¨ La restauration et réhabilitation des immeubles sociaux à loyer modéré pour accueillir les jeunes couples en quête de logement ;
¨ La multiplication d'institutions socio-éducatives pouvant offrir aux jeunes des cadres d'apprentissages de métiers ;
¨ La réhabilitation et la construction des maisons de jeunes et de la culture ainsi que des infrastructures de sports collectifs sur l'ensemble du territoire ;
¨ L'implication des jeunes dans des activités agro-pastorales en milieu périurbain avec pour objectif de les faire participer d'avantage au développement socio-économique.
XI - LA CITOYENNETE ET LA DEFENSE DES MINORITES La restauration de la pleine citoyenneté nationale à travers :
¨ L'intégration effective au sein de la république de toutes les couches sociales, notamment minoritaires (du point de vue religieux et ethnique) et leur conférer la pleine citoyenneté afin qu'il participent à l'exercice du pouvoir par le droit au suffrage et l'éligibilité aux fonctions publiques ;
¨ La révision de la législation sur la nationalité centrafricaine et ses corollaires que sont la carte nationale d'identité et le passeport, éléments fondamentaux de la citoyenneté ;
¨ La promotion de la citoyenneté comme valeur de la république avec des obligations qui en résultent, promouvoir le sens du droit et du devoir ;
¨ La protection des droits des minorités ethniques et religieuses, facteur essentiel de paix et de stabilité.
XII - INTEGRATION REGIONALE ET COOPERATION INTERNATIONALE Mise en œuvre d'une diplomatie agissante et de développement par :
¨ La promotion d'une diplomatie agissante fondée sur la paix, le dialogue, la concertation et la solidarité non seulement avec nos voisins immédiats mais aussi, entre les peuples et les nations . Il en est de même avec les institutions tels que l'Union Africaine, la Cemac, la Ceeac, la Censad, le Nepad, etc.
¨ La révision de la carte diplomatique centrafricaine afin de l'adapter aux mutations politiques internationales actuelles ;
¨ La présence effective de la R.C.A dans les Institutions Internationales et les organisations régionales ;
¨ Redynamisation de nos relations avec nos partenaires du monde entier et en particulier avec la France.
Ensemble nous reconstruirons un CENTRAFRIQUE UNI, PAISIBLE ET PROSPERE Martin Ziguélé
27 Février 2005
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